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Photo Records:

L'Agenda de l'Aviation, histoires en photographies. 10/25/2012

 

A propos de l'Agenda de l’Aviation,
14 décembre 1903
: première leçon de photo d’aviation,
                                                                                                                      ... (et 110 ans avant le Nikon D4)...

L'Agenda de l'Aviation est disponible dès le 15 novembre,

chez Pascal Galodé Editeurs : http://www.pascalgalodeediteurs.com/aviation_180_agenda_agenda-de-l-aviation__9782355932380.html

 

Avant de lire la chronique qui suit, vous devrez observer attentivement la photo :

http://www.loc.gov/pictures/resource/ppprs.00626/?co=wri

Optez de préférence, pour le format en 197kb : http://lcweb2.loc.gov/service/pnp/ppprs/00600/00626v.jpg


L’Agenda de l’Aviation, publié par www.pascalgalodeediteurs.com/aviation_2_.html sera mis en vente dès le 15 novembre 2012. Il raconte chaque semaine, une anecdote dans l’histoire de l'aviation, sur toute l’année 2013. Et naturellement, chacune de ces petites chroniques est associée à l'une de mes photographies, puisée dans mes stocks de voyages. D'évidentes contraintes de mise en page du produit m'obligeaient à laisser de côté certaines histoires, car il n'y a que 52 semaines dans une année.
Voici l'une des ces chroniques, que je pouvais d'autant moins inclure dans ce livret, qu'il s'agit du récit d'une photo que je n'ai pas réalisée moi-même. L’histoire de la photographie, est étroitement liée à celle de l’aéronautique, dans l’évolution des techniques, en débutant par cette première prise de vue d'un aéroplane motorisé, connue dans l'histoire.
Il s’agit de la fameuse image du premier vol d'Orville Wright sur son Flyer, du 14 décembre 1903, prise par John T.Daniels
. Elle nous en dit autant sur les pionniers de la photographie que sur ceux de l’aviation. En l’occurrence, il s’agit là, des mêmes pionniers dans les deux disciplines. Orville, et son frère Wilbur, étaient expérimentés en photographie ; ils avaient eux-mêmes étudié leur cadrage à l'avance, et placé leur Gundlach Korona-V (en format 5 x 7) à l'endroit précis où l'objectif (une focale fixe) , couvrait la scène entière allant du point de départ du Flyer, jusqu’à la fin du rail de son lancement, pour que l'image puisse bien fixer - sur le côté droit du cadre - le Flyer lui-même, au moment où il prendrait son envol. En observant l'image finale de près, on prend conscience de la fibre artistique des Wright qui ont placé ce rail en légère diagonale dans leur cadrage, de telle sorte que l'ensemble du plan respecte le fameux principe de composition des trois tiers. Car ils n'avaient pas de seconde chance pour réussir cette prise de vue : l'appareil - une chambre photographique - ne prenait pas de seconde pose sans que l'opérateur ne change la plaque du négatif, et les Wright ne savaient probablement pas à quel point précis sur sa lancée, cet avion allait décoller. C'est pourquoi, ils ont parfaitement bien étudié la mise en scène de l’image.
Une fois l'emplacement de l'appareil déterminé, le choix de la personne qui allait photographier la scène finale, ce jour-même du vol, devait être crucial, car Wilbur serait déjà occupé à assister son frère pendant son décollage. Aussi l'opérateur choisi n'avait jamais utilisé d'appareil photo de sa vie...  Il s'agissait de John T.Daniels qui travaillait sur la station locale des gardes - côtes de Kill Devil. Au cours des mois passés, Daniels avait aidé les Wright à pousser leurs planeurs, lorsqu'ils venaient faire leurs expérimentations. Volontaire pour actionner l'obturateur de la chambre photographique, Orville lui a expliqué comment il faudrait " déclencher " à la seconde précise où, le Flyer aurait quitté le sol. Comprenez-bien que cette image a failli ne pas être réalisée : John T.Daniels a raconté qu'il avait été si impressionné par la vision du décollage, qu'il ne se souvenait plus…, après cet envol, si il avait actionné l'obturateur ou non... Il se trouve qu'il l'avait fait, mais peut-être par accident ...
Quoi qu'il en soit, on reste sans voix devant la quantité de détails imprimés sur la photographie finale. Orville, le photographe, utilisait certainement l’une de ces très fines optiques, dont les tarifs ont toujours raison d’un bon portefeuille... En toute probabilité il devait s'agir d'un Zeiss Anastigmat, un objectif très réputé en ce temps-là. Ainsi, les petits détails mécaniques du Flyer sont discernables sur la photo, en particulier ceux du mouvement des chaines qui entrainent les hélices. Ces hélices ne sont pas figées, alors que le Flyer est net. Le temps de pause a donc été réglé avec un soin d'horloger, à fortiori sur une chambre qui ne laissait guère de choix... Ce temps nécessaire aurait été de l'ordre du 1/25e de seconde - d'après les notes des Wright – Il est vrai que les plaques de gélatino-bromure étaient extrêmement sensibles à la lumière. De nos jours, sous un tel temps de pose, un stabilisateur d’images est nécessaire pour garantir la netteté de la photo. Mais naturellement, en 2012, un Nikon D4 - dont la sensibilité culmine à 12.800 Iso - pourrait faire une telle image au 25e de seconde, avec peu de difficultés.
Cette photographie suscite de l’émotion. On aperçoit précisément les marques de pas laissées par Wilbur, dans le sable, traçant la course vers la gloire d'Orville, au moment où il lâche l'avion pour la postérité. On perçoit clairement l'arrêt abrupt de sa course ; il semble être ébahi par ce décollage. Tout se trouve dans cette image, et cette analyse nous permet de mesurer pourquoi il s’agit d’une icône.
Vous retrouverez d'autres icônes de l'Histoire dans cet ouvrage.

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